Lorsque j’ai passé ma soutenance pour le titre d’Etat de Spécialiste en Shiatsu, j’ai présenté les suivis de personnes “addicts”, que j’ai accompagnées avec des séances régulières.
Ici je ne peux pas restituer les études de cas pour conserver le secret professionnel. Je ne peux pas non plus rentrer dans des considérations trop techniques ou théoriques.
Je propose en revanche de présenter une sorte de questionnement préalable : quel regard porter sur l’addiction en tant que professionnel du Shiatsu ?
Nous verrons que :
- Le modèle qui décrit le phénomène de l’addiction est général, nécessaire pour poser un diagnostic, mais il n’est peut-être pas le plus aidant pour permettre à un individu de sortir de sa dépendance, qui est toute personnelle.
- La question de l’addiction est prise dans une problématique de légalité/illégalité, qui ne suit pas la logique scientifique (dangerosité et illégalité ne vont pas forcément ensemble)
- L’approche par le prisme du Shiatsu peut avoir sa pertinence dans ce type de situation (sans être pour autant une recette miracle, évidemment.)
L’addiction : une pathologie comme une autre ?
Sur le site de l’INSERM, on trouve cette définition : “Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères.”
Les conséquences délétères sont à la fois d’ordre médical (risque d’overdose, troubles de l’attention, de la mémoire…), et sociales (difficultés familiales, professionnelles).
On lit dans cette définition que les addictions concernent le cerveau, c’est donc une sorte de déterminisme biologique qui les régit : des substances (comme l’alcool ou le tabac, mais aussi celles sécrétées suite à des comportements comme les jeux d’argent) activent le système de récompense du cerveau, créant une dépendance. Cette dépendance devient difficile à briser à cause de la tolérance grandissante et de la recherche de soulagement des états émotionnels négatifs qui en résultent.
Cette définition a une qualité qui est aussi un défaut : elle rend toutes les addictions comparables entre elles, en décrivant un mécanisme qui serait le même chez tout le monde. On a l’impression que certaines substances causent nécessairement la dépendance chez l’être humain, et qu’elles fonctionnent toutes plus ou moins de la même manière, quel que soit le type de drogue (recherche de plaisir par libération de dopamine).
Or avec ce type d’explication, certaines questions restent sans réponse :
- Pourquoi certaines personnes peuvent-elles consommer des substances addictives sans que cela n’engendre de dépendance ? (D’après cet article de G.M. Heyman dans la revue Behavioral and Brain Sciences, 60% à 80% de la population)
- Pourquoi au contraire, certains aspects de l’environnement (contexte social, familial, …) et de l’individu (âge, sexe, personnalité, …) sont-ils si déterminants dans la vulnérabilité aux addictions ?
- Pourquoi certaines drogues sont-elles accessibles en libre service et d’autres illégales ? Est-ce une question de dangerosité ?
Un peu d’histoire
Les anthropologues pensent que les hommes du néolithique utilisaient déjà des champignons pour entrer en transe. De l’opium en Grèce antique, à la mescaline chez les Amérindiens, aux soldats de la seconde guerre mondiale dopés à la méthamphétamine, il semble que les substances psychoactives aient été employées dans des contextes culturels très divers.
Dans ce documentaire Arte, David Nutt, neuropsychopharmacologue américain spécialiste du phénomène de la dépendance, rappelle que la prise de drogues est caractéristique de l’être humain depuis toujours. Elle a lieu sur tous les continents, fait partie de toutes les époques. Souvent, les drogues servaient à modifier l’état de conscience et avaient en ce sens un rôle rituel ou religieux.
David Nutt rappelle aussi qu’aujourd’hui encore, il est rare de trouver quelqu’un qui ne consomme pas régulièrement du thé, du café, du tabac ou de l’alcool.
Pourtant, d’après certaines classifications, la substance la plus addictive serait le tabac (voir https://www.maad-digital.fr/articles/peut-comparer-les-drogues/). Il est également en tête du nombre de morts évitables en France, avec environ 200 morts par jour, soit 13% des décès. L’alcool est la seconde drogue la plus meurtrière.

Les chiffres les plus récents sont sensiblement identiques (en légère baisse pour le tabac, mais toujours environ 200 morts par jour, et en tête du nombre de morts évitables).
Felix Betzler, psychiatre Allemand et directeur d’une unité de recherche sur la question des drogues, dit : “la séparation actuelle entre légal et illégal, suit une logique plus sociétale que médicale”.
Sans rentrer dans les détails, on peut voir qu’historiquement, le point de départ de la criminalisation de certaines drogues remonte aux années 1970, notamment à la campagne “War on drugs” menée par le président américain Richard Nixon. Les produits ont même été interdits aux chercheurs, et l’étude de leurs possibles usages médicaux a été freinée. Avec les informations dont on dispose aujourd’hui, on peut penser que les véritables raisons de cette campagne étaient de légitimer la répression envers certaines communautés qui ne votaient pas pour Nixon (mouvement Hippie opposé à la guerre au Vietnam, militants afro-américains). Pour plus de précisions sur cette question, voir ce documentaire Arte, cet article Slate.
Que dit la science ?
Intéressons-nous maintenant à ce que disent les études, sur deux points en particulier : la dangerosité, et le fonctionnement des drogues.
- La dangerosité
La dangerosité des drogues est avérée, mais la substance elle-même ne cause pas seule la dépendance. L’environnement et les possibilités qu’il offre ou non, est toujours un facteur déterminant.
Le Dr. en psychologie Grégory Lambrette écrit : “si les addictions, dans leurs formes les plus sévères, voire les plus extrêmes, ont une composante physique, on ne saurait les y réduire. L’histoire, l’environnement physique et mental et bien d’autres facteurs encore participent à l’éclosion de ce type de comportements”
Les premières expériences qui ont démontré un lien quasi-mécanique entre les addictions et l’administration de substances ont été menées sur des rats, dans des cages où ils n’avaient que deux flacons : l’un rempli d’eau, l’autre de morphine diluée. Dans ce cas-là, ils deviennent addicts. C’est de ces expériences qu’on a déduit la conception purement biologique de l’addiction, décrite plus haut, qui est encore courante aujourd’hui.
Cependant, pour que les conclusions d’une expérience soient valides et généralisables, il faut qu’elle représente correctement la vie telle qu’elle est en-dehors du laboratoire. Ici on comprend aisément qu’une telle cage ne représente pas les conditions de vie d’un rat dans la nature.
Le psychologue canadien Bruce Alexander a donc réitéré l’expérience dans des conditions plus réalistes (et plus agréables) pour les rats : un parc 200 fois plus grand, de la nourriture, des congénères des deux sexes (possibilités de liens sociaux et d’accouplement), des jeux (possibilité de faire de l’exercice physique), et les deux mêmes flacons, avec de l’eau et de la morphine. Et là, miracle ! Presque aucun rat ne touche à la drogue, et si certains la testent occasionnellement, ils ne développent pas d’addiction… et préfèrent clairement l’eau minérale. Même des rats exposés de force à la morphine ou rendus dépendants avant d’être transférés au parc, préfèrent l’eau, malgré les signes de manque.
Ce même type de comportement a été observé chez les humains, notamment suite à la guerre du Vietnam, où un certain nombre de soldats américains étaient accros à l’héroïne. Revenus à la vie civile, seulement 1 sur 20 est resté dépendant à cette drogue, réputée très difficile à arrêter. Interrogés, les soldats ont déclaré que les facteurs environnementaux (stress, disponibilité de la substance, entourage etc.) expliquaient ce changement.
- Comparatif de la dangerosité des différentes drogues
En 2009, le gouvernement britannique a commandé une étude sur la dangerosité des drogues. C’est donc le travail du “Independant Scientific Commitee on Drugs” qui est restitué ici (publié dans la revue The Lancet en 2010) :

La particularité de cette étude est d’avoir croisé un maximum de facteurs, et d’avoir établi une échelle qui tienne compte des dégâts pour l’usager lui-même, mais aussi de ceux causés aux autres. C’est ce qui fait passer l’alcool numéro 1 (voir légende).
- Fonctionnement des drogues et classifications selon leurs effets
Les drogues ne sont pas liées qu’à la dopamine et à la recherche de plaisir, mais aussi à d’autres neurotransmetteurs (sérotonine, noradrénaline, …) et souvent à une combinaison de plusieurs d’entre eux, en proportions variables selon la substance.
Il est intéressant de noter que sans drogue, notre cerveau se régule de la même manière, c’est-à-dire avec les mêmes neurotransmetteurs. En ce sens, on peut donc voir nos propres hormones comme des “drogues internes”, en forçant un peu le trait.
On peut donc classer les drogues en groupes selon leurs effets : les stimulants (café, nicotine), les calmants (opiacés, héroïne), les perturbateurs (LSD, psilocybine).
Les perturbateurs sont ceux qui permettent à des aires du cerveau éloignées de communiquer entre elles. C’est ce qui explique leur effet “psychédélique”, l’usager peut voir des sons par exemple. Cet état, dit de “connectivité accrue”, serait le plus prometteur pour élaborer des traitements intéressants : dans le cadre d’une psychothérapie, il permettrait de casser le cycle de pensée, répétitif à l’extrême, d’une personne alcoolique ou dépressive. En mettant le cerveau en état de réceptivité, il lui permet de faire de nouvelles expériences subjectives, et de déclencher des processus de changement qui seraient impossibles autrement.
Pathologie et anormalité
Nous avons vu que l’histoire de la criminalisation des drogues remontait à des enjeux politiques plutôt qu’à des considérations purement médicales.
Le philosophe français Michel Foucault a développé une idée intéressante à ce sujet : lorsqu’un comportement est globalement considéré comme déviant dans une société donnée, il est logique que les institution de cette société produisent des connaissances qui criminalisent et/ou médicalisent ce comportement, le transformant en une maladie. Nous verrons dans la dernière partie qu’il est important, pour aider les personnes dépendantes, de se rappeler que c’est bien d’un comportement qu’il s’agit au départ.
L’exemple de l’homosexualité est parlant : considérée comme un comportement déviant à l’époque de Foucault, elle est médicalisée et fait partie du champ de la psychiatrie. (+ d’infos là-dessus : Archive INA, Article CAIRN, Article Slate). On peut donc constater que la question de savoir ce qui est pathologique ou non d’un point de vue médical est, en partie, pris dans la question de savoir ce qui, dans une société donnée, est anormal.
On parle parfois en sciences humaines du “pouvoir médical” pour désigner le “monopole de la parole vraie” au sujet de la maladie, y compris à propos des maladies mentales. On peut citer ici cet article : Qu’est-ce que le pouvoir médical ? Jean-Paul Thomas, revue Raison Présente, 2001
“le médecin interroge, pose des questions au malade, mais les réponses du malade ne sont que des informations, parmi d’autres, à l’aide desquelles lui-même répondra aux questions qu’il se pose. En outre, le médecin fournit des explications, transmet un savoir, tient au patient un discours vrai sur sa maladie et sur les moyens de la combattre. Indirectement, par le biais du statut reconnu à la parole du médecin, celui assigné à celle du patient se dessine.
Le patient peut parler de lui, se raconter, faire valoir ses opinions et ses convictions. La question de savoir si celles-ci doivent être retenues pour vraies ou non n’est pas une question médicale. Le patient peut également évoquer sa maladie, mais ce qu’il en dit ne dit rien de vrai sur elle. Ses propos sont des informations qui, avec d’autres recueillies par palpation, auscultation ou analyse, permettront au médecin de construire un discours vrai sur la maladie.”
En ce qui concerne les addictions, comment le patient reçoit-il ce “discours vrai” ?
Pathologisation = enlisement ?
Dans cet article intitulé “Les addictions, entre pathologisation et dépathologisation”, le Dr. en psychologie Grégory Lambrette fait une distinction entre les maladies (qui ont une réalité scientifique bien définie, c’est-à-dire qu’on peut concrètement les “attraper” ou qu’elles se développent dans le corps), et les comportements appris, qui peuvent aussi être désappris selon lui.
“Les addictions, […] sont selon nous un comportement qui s’acquiert et s’apprend tout autant qu’il se désapprend. On ne saurait dès lors prendre les addictions pour une maladie.”
Il estime que le concept d’addiction en tant que pathologie manque d’étayage scientifique :
“il s’agit là selon nous d’une entité nosographique s’apparentant davantage à un concept culturel, voire à une lecture idéologique des faits qu’elle recouvre, qu’à une réalité scientifique univoque et homogène […] telle qu’on peut en rencontrer dans d’autres disciplines.”
Ce statut de “maladie” aurait été acquis dans le courant des années 1980 :
“Ce glissement sémantique, pour ne pas dire idéologique, que l’on peut situer dans le courant des années 1980 a ainsi renforcé l’appariement, contestable arguons-nous, du «modèle de la maladie» à des conduites jugées inappropriées. Plaçant sous le boisseau tout ce qui n’était pas d’ordre médical, tout ce qui n’était pas explicable par une mécanique chimique ou organique, à savoir les facteurs psychiques, environnementaux, etc.”
Enfin, il estime que penser les addictions via le “modèle de la maladie” aurait des effets délétères sur leur traitement :
“Cette conception, loin d’être vérifiée, construit selon nous un contexte nuisible à tout processus de changement durable et efficient, car l’on sait qu’une des rares capacités de réponses individuelles face aux addictions consiste précisément à restaurer la responsabilité des personnes dans le choix des conduites et comportements qu’ils adoptent.”
“En diagnostiquant l’addiction, et en y accolant presque immédiatement la notion de maladie, nous considérons que l’on crée un environnement où les personnes deviennent passives face à leurs comportements, sinon face à leur contexte de vie.”
Il est important de préciser que l’auteur estime que le recours au médical est précieux et important. Mais en l’état actuel des choses, il contribue aussi à créer une fausse image de la personne dépendante (quelqu’un qui ne peut pas se contrôler et qu’il faut réprimander) :
“Ce qui n’exclut toutefois pas la médecine de l’aide précieuse, et que nous ne contestons nullement, face aux addictions aux substances psychotropes. Comme face à d’autres difficultés et/ou souffrances humaines. Mais nous considérons que la croyance selon laquelle, par exemple, l’usage de drogues et l’autocontrôle seraient incompatibles a conduit à la création d’une foule de mécanismes de contrôle «externes» et «formels». Cela interférant […] avec les processus naturels à la base de l’autorégulation et de l’entraide, tout en engendrant, voire amplifiant, les stéréotypes négatifs à l’égard de ceux qui s’adonneraient à l’usage de drogue.”
Il est temps maintenant de revenir à notre question du départ : quel regard porter sur l’addiction en tant que professionnel du Shiatsu ? Ce regard peut-il avoir sa pertinence ?
Shiatsu et dépendance
Dans mon expérience, proposer des séances de Shiatsu aux personnes dépendantes a justement un intérêt particulier par rapport aux enjeux évoqués ci-dessus.
Pour résumer : le Shiatsu aide à se réapproprier son corps, à refaire siennes ses sensations, ses émotions. Cela peut la conduire naturellement à revisiter son histoire, et dans le meilleur des cas, à y reprendre la place centrale.
- Toucher le corps, partager l’histoire
La séance de Shiatsu amène le praticien à repérer les tensions, les raideurs les plus constantes, les plus résiduelles du corps.
De là, on vient les travailler progressivement, toujours avec le concours du receveur. C’est ce qui peut l’amener à une certaine prise de conscience, voire à une exploration de ses propres sensations : c’est en d’abord ressentant les raideurs qu’on les relâche progressivement.
Ce processus de relâchement comporte souvent une dimension émotionnelle. Dans toutes mes études de cas, les personnes se sont mises, au bout de 2-3 séances, à me parler spontanément de leur trajectoire de vie, à revisiter certaines époques. Notamment celle où elles ont commencé.
Le style de toucher qu’on développe en Shiatsu n’est pas que technique. On cherche à favoriser la récupération nerveuse de la personne, à être en écoute de la manière dont son corps réagit, respire, accepte ou refuse. C’est l’un des facteurs qui le rendent difficile à évaluer : on peut difficilement établir un protocole unique qui vaudrait pour tout le monde. Mais la qualité du toucher permet dans certains cas d’accéder à quelque chose de personnel, peut-être différemment d’une approche purement discursive.
Toujours dans mon expérience : addiction = stratégie d’évitement. Il faut donc voir ce que l’usage d’une drogue a permis d’éviter dans l’existence, pour aider la personne à s’y adapter.
Le travail sur le corps amène parfois une grande détente, qui peut s’avérer nécessaire pour cette étape : cela peut redonner confiance dans la capacité à s’occuper de ce qu’on évite d’ordinaire, à fonctionner moins souvent en “mode automatique”. Peut-être que le recours à une substance n’est pas si indispensable pour se sentir bien. Une receveuse m’a dit une fois “ce n’est pas si difficile de s’en passer en fait”.
On ne favorise donc pas la passivité de la personne, au contraire on l’aide à comprendre la dimension individuelle de son addiction, et à réouvrir l’espace de la décision, des projets personnels. Car c’est peut-être à ce seul prix, celui d’une nouvelle vie, que la dépendance peut se défaire pour de bon.
Bibliographie et sources :
- Dossier INSERM : https://www.inserm.fr/dossier/addictions/#:~:text=L’addiction%20est%20une%20pathologie,modification%20de%20l’équilibre%20émotionnel
- Santé publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2023/en-2022-la-france-compte-toujours-pres-de-12-millions-de-fumeurs-quotidiens#:~:text=Le%20tabac%20reste%20la%20première,quotidiennement%20(24%2C5%20%25).
- https://www.santepubliquefrance.fr/presse/tabagisme-en-france-68-000-deces-evitables-en-2023-une-baisse-encourageante-mais-un-fardeau
- https://www.ligue-cancer.net/nos-missions/la-prevention-des-cancers/alcool-et-cancers
- https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/addictions/article/l-addiction-a-l-alcool?TSPD_101_R0=087dc22938ab2000c8b9722b056cdc140bc01fceb6c856c63ae5a4771713589f60a4124db6b9821f081e66dea114300013e9455ba88561ec28a754f486e7208386e6956323f55da35cad5a7023d0765fa610d08fcfe25abe8365e2a9c85ce109
- Article Le Monde : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/04/19/en-france-l-alcool-et-le-tabac-sont-les-drogues-les-plus-meurtrieres_4904754_4355770.html#:~:text=Selon%20les%20chiffres%20de%20l,%2C%20l’alcool%2049%20000.
- https://www.maad-digital.fr/articles/peut-comparer-les-drogues/
- article GM Heyman : https://www.researchgate.net/publication/231965641_Resolving_the_contradictions_of_addiction
- Documentaire Arte “Allons-nous prendre plus de drogues ?” https://www.arte.tv/fr/videos/104840-001-A/allons-nous-prendre-plus-de-drogues/
- Article Grégory Lambrette : https://shs.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2012-2-page-30?lang=fr
- Expérience du Parc à Rats : https://unhappybirthday.be/portfolio/rat-park/
- Article Foucault : Qu’est-ce que le pouvoir médical ? Jean-Paul Thomas, revue Raison Présente, 2001
- Oeuvre de Foucault : https://lhumanologue.fr/4209/michel-foucault-1926-1984-quand-savoir-rime-avec-pourvoir
- Foucault, M. (2015). Surveiller et punir. In M. Foucault (Ed.). Oeuvres II (pp. 261-613). Paris : Gallimard. (Original publié en 1975)
- https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1970-quand-l-homosexualite-etait-un-symptome-psychiatrique
- Article CAIRN
- Article Slate
