{"id":273,"date":"2026-08-18T11:10:42","date_gmt":"2026-08-18T09:10:42","guid":{"rendered":"https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/?p=273"},"modified":"2026-08-18T11:10:42","modified_gmt":"2026-08-18T09:10:42","slug":"shiatsu-et-addiction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/index.php\/2026\/08\/18\/shiatsu-et-addiction\/","title":{"rendered":"Shiatsu et addiction"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque j&#8217;ai pass\u00e9 ma soutenance pour le titre d&#8217;Etat de Sp\u00e9cialiste en Shiatsu, j&#8217;ai pr\u00e9sent\u00e9 les suivis de personnes &#8220;addicts&#8221;, que j&#8217;ai accompagn\u00e9es avec des s\u00e9ances r\u00e9guli\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ici je ne peux pas restituer les \u00e9tudes de cas pour conserver le secret professionnel. Je ne peux pas non plus rentrer dans des consid\u00e9rations trop techniques ou th\u00e9oriques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je propose en revanche de pr\u00e9senter une sorte de questionnement pr\u00e9alable : <strong>quel regard porter sur l&#8217;addiction en tant que professionnel du Shiatsu ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous verrons que :  <\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le mod\u00e8le qui d\u00e9crit le ph\u00e9nom\u00e8ne de l&#8217;addiction est g\u00e9n\u00e9ral, n\u00e9cessaire pour poser un diagnostic, mais il n&#8217;est peut-\u00eatre pas le plus aidant pour permettre \u00e0 un individu de sortir de sa d\u00e9pendance, qui est toute personnelle.<\/li>\n\n\n\n<li>La question de l&#8217;addiction est prise dans une probl\u00e9matique de l\u00e9galit\u00e9\/ill\u00e9galit\u00e9, qui ne suit pas la logique scientifique (dangerosit\u00e9 et ill\u00e9galit\u00e9 ne vont pas forc\u00e9ment ensemble)<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;approche par le prisme du Shiatsu peut avoir sa pertinence dans ce type de situation (sans \u00eatre pour autant une recette miracle, \u00e9videmment.)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&#8217;addiction : une pathologie comme une autre ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.inserm.fr\/dossier\/addictions\/#:~:text=L'addiction%20est%20une%20pathologie,modification%20de%20l'%C3%A9quilibre%20%C3%A9motionnel\">Sur le site de l&#8217;INSERM<\/a>, on trouve cette d\u00e9finition : \u201c<em>Les addictions sont des pathologies c\u00e9r\u00e9brales d\u00e9finies par une d\u00e9pendance \u00e0 une substance ou une activit\u00e9, avec des cons\u00e9quences d\u00e9l\u00e9t\u00e8res.\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les cons\u00e9quences d\u00e9l\u00e9t\u00e8res sont <strong>\u00e0 la fois d\u2019ordre m\u00e9dical <\/strong>(risque d\u2019overdose, troubles de l\u2019attention, de la m\u00e9moire\u2026), <strong>et sociales<\/strong> (difficult\u00e9s familiales, professionnelles).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On lit dans cette d\u00e9finition que les addictions concernent le cerveau, c&#8217;est donc une sorte de <strong>d\u00e9terminisme biologique<\/strong> qui les r\u00e9git : des substances (comme l&#8217;alcool ou le tabac, mais aussi celles s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es suite \u00e0 des comportements comme les jeux d&#8217;argent) activent le syst\u00e8me de r\u00e9compense du cerveau, cr\u00e9ant une d\u00e9pendance. Cette d\u00e9pendance devient difficile \u00e0 briser \u00e0 cause de la tol\u00e9rance grandissante et de la recherche de soulagement des \u00e9tats \u00e9motionnels n\u00e9gatifs qui en r\u00e9sultent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette d\u00e9finition a une qualit\u00e9 qui est aussi un d\u00e9faut : <strong>elle rend toutes les addictions comparables entre elles,<\/strong> en d\u00e9crivant un m\u00e9canisme qui serait le m\u00eame chez tout le monde. On a l&#8217;impression que certaines substances causent n\u00e9cessairement la d\u00e9pendance chez l&#8217;\u00eatre humain, et qu&#8217;elles fonctionnent toutes plus ou moins de la m\u00eame mani\u00e8re, quel que soit le type de drogue (recherche de plaisir par lib\u00e9ration de dopamine).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Or avec ce type d&#8217;explication, certaines questions restent sans r\u00e9ponse : <\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Pourquoi certaines personnes peuvent-elles consommer des substances addictives sans que cela n&#8217;engendre de d\u00e9pendance ? (D&#8217;apr\u00e8s <a href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/231965641_Resolving_the_contradictions_of_addiction\">cet article de G.M. Heyman dans la revue Behavioral and Brain Sciences<\/a>, 60% \u00e0 80% de la population)<\/li>\n\n\n\n<li>Pourquoi au contraire, certains aspects de l&#8217;environnement (contexte social, familial, &#8230;) et de l&#8217;individu (\u00e2ge, sexe, personnalit\u00e9, &#8230;) sont-ils si d\u00e9terminants dans la vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux addictions ?<\/li>\n\n\n\n<li>Pourquoi certaines drogues sont-elles accessibles en libre service et d&#8217;autres ill\u00e9gales ? Est-ce une question de dangerosit\u00e9 ?<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un peu d&#8217;histoire<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les anthropologues pensent que les hommes du n\u00e9olithique utilisaient d\u00e9j\u00e0 des champignons pour entrer en transe. De l\u2019opium en Gr\u00e8ce antique, \u00e0 la mescaline chez les Am\u00e9rindiens, aux soldats de la seconde guerre mondiale dop\u00e9s \u00e0 la m\u00e9thamph\u00e9tamine, il semble que les substances psychoactives aient \u00e9t\u00e9 employ\u00e9es dans des contextes culturels tr\u00e8s divers.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans <a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/104840-001-A\/allons-nous-prendre-plus-de-drogues\/\">ce documentaire Arte<\/a>, David Nutt, neuropsychopharmacologue am\u00e9ricain sp\u00e9cialiste du ph\u00e9nom\u00e8ne de la d\u00e9pendance, rappelle que <strong>la prise de drogues est caract\u00e9ristique de l\u2019\u00eatre humain depuis toujours.<\/strong> Elle a lieu sur tous les continents, fait partie de toutes les \u00e9poques. Souvent, les drogues servaient \u00e0 modifier l\u2019\u00e9tat de conscience et avaient en ce sens un r\u00f4le rituel ou religieux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">David Nutt rappelle aussi qu\u2019aujourd\u2019hui encore, il est rare de trouver quelqu&#8217;un qui ne consomme pas r\u00e9guli\u00e8rement du th\u00e9, du caf\u00e9, du tabac ou de l\u2019alcool.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, d&#8217;apr\u00e8s certaines classifications, la substance la plus addictive serait le tabac (voir <a href=\"https:\/\/www.maad-digital.fr\/articles\/peut-comparer-les-drogues\/\">https:\/\/www.maad-digital.fr\/articles\/peut-comparer-les-drogues\/<\/a>). Il est \u00e9galement en t\u00eate du nombre de morts \u00e9vitables en France, avec environ 200 morts par jour, soit 13% des d\u00e9c\u00e8s. L&#8217;alcool est la seconde drogue la plus meurtri\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"556\" height=\"996\" src=\"https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-283\" srcset=\"https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image.png 556w, https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-167x300.png 167w\" sizes=\"auto, (max-width: 556px) 100vw, 556px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chiffres les plus r\u00e9cents sont sensiblement identiques (en l\u00e9g\u00e8re baisse pour le tabac, mais toujours environ 200 morts par jour, et en t\u00eate du nombre de morts \u00e9vitables).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Felix Betzler, psychiatre Allemand et directeur d\u2019une unit\u00e9 de recherche sur la question des drogues, dit : <em>\u201cla s\u00e9paration actuelle entre l\u00e9gal et ill\u00e9gal, suit une logique plus soci\u00e9tale que m\u00e9dicale\u201d.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sans rentrer dans les d\u00e9tails, on peut voir qu&#8217;historiquement, le point de d\u00e9part de la criminalisation de certaines drogues remonte aux ann\u00e9es 1970, notamment \u00e0 la campagne &#8220;<em>War on drugs<\/em>&#8221; men\u00e9e par le pr\u00e9sident am\u00e9ricain Richard Nixon. Les produits ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 interdits aux chercheurs, et l&#8217;\u00e9tude de leurs possibles usages m\u00e9dicaux a \u00e9t\u00e9 frein\u00e9e. Avec les informations dont on dispose aujourd&#8217;hui, on peut penser que les v\u00e9ritables raisons de cette campagne \u00e9taient de l\u00e9gitimer la r\u00e9pression envers certaines communaut\u00e9s qui ne votaient pas pour Nixon (mouvement Hippie oppos\u00e9 \u00e0 la guerre au Vietnam, militants afro-am\u00e9ricains). Pour plus de pr\u00e9cisions sur cette question, voir <a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/104840-001-A\/allons-nous-prendre-plus-de-drogues\/\">ce documentaire Arte<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/story\/115991\/guerre-contre-la-drogue-nixon-noirs-hippies\">cet article Slate<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Que dit la science ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Int\u00e9ressons-nous maintenant \u00e0 ce que disent les \u00e9tudes, sur deux points en particulier : la dangerosit\u00e9, et le fonctionnement des drogues.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La dangerosit\u00e9<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La dangerosit\u00e9 des drogues est av\u00e9r\u00e9e, mais <strong>la substance elle-m\u00eame ne cause pas seule la d\u00e9pendance<\/strong>. <strong>L&#8217;environnement<\/strong> et les possibilit\u00e9s qu&#8217;il offre ou non, <strong>est toujours un facteur d\u00e9terminant.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Dr. en psychologie Gr\u00e9gory Lambrette \u00e9crit : <em>\u201csi les addictions, dans leurs formes les plus s\u00e9v\u00e8res, voire les plus extr\u00eames, ont une composante physique, on ne saurait les y r\u00e9duire. L\u2019histoire, l\u2019environnement physique et mental et bien d\u2019autres facteurs encore participent \u00e0 l\u2019\u00e9closion de ce type de comportements\u201d&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les premi\u00e8res exp\u00e9riences qui ont d\u00e9montr\u00e9 un lien quasi-m\u00e9canique entre les addictions et l&#8217;administration de substances ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sur des rats, dans des cages o\u00f9 ils n&#8217;avaient que deux flacons : l&#8217;un rempli d&#8217;eau, l&#8217;autre de morphine dilu\u00e9e. <strong>Dans ce cas-l\u00e0, ils deviennent addicts.<\/strong> C&#8217;est de ces exp\u00e9riences qu&#8217;on a d\u00e9duit la conception purement biologique de l&#8217;addiction, d\u00e9crite plus haut, qui est encore courante aujourd&#8217;hui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, <strong>pour que les conclusions d&#8217;une exp\u00e9rience soient valides et g\u00e9n\u00e9ralisables, il faut qu&#8217;elle repr\u00e9sente correctement la vie telle qu&#8217;elle est en-dehors du laboratoire.<\/strong> Ici on comprend ais\u00e9ment qu&#8217;une telle cage ne repr\u00e9sente pas les conditions de vie d&#8217;un rat dans la nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le psychologue canadien Bruce Alexander a donc <strong>r\u00e9it\u00e9r\u00e9 l&#8217;exp\u00e9rience dans des conditions plus r\u00e9alistes<\/strong> (et plus agr\u00e9ables) pour les rats : un parc 200 fois plus grand, de la nourriture, des cong\u00e9n\u00e8res des deux sexes (possibilit\u00e9s de liens sociaux et d&#8217;accouplement), des jeux (possibilit\u00e9 de faire de l&#8217;exercice physique), et les deux m\u00eames flacons, avec de l&#8217;eau et de la morphine. Et l\u00e0, miracle ! <strong>Presque aucun rat ne touche \u00e0 la drogue, et si certains la testent occasionnellement, ils ne d\u00e9veloppent pas d&#8217;addiction&#8230; et pr\u00e9f\u00e8rent clairement l&#8217;eau min\u00e9rale. <\/strong>M\u00eame des rats expos\u00e9s de force \u00e0 la morphine ou rendus d\u00e9pendants avant d&#8217;\u00eatre transf\u00e9r\u00e9s au parc, pr\u00e9f\u00e8rent l&#8217;eau, malgr\u00e9 les signes de manque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ce m\u00eame type de comportement a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 chez les humains,<\/strong> notamment suite \u00e0 la guerre du Vietnam, o\u00f9 un certain nombre de soldats am\u00e9ricains \u00e9taient<strong> <\/strong>accros \u00e0 l&#8217;h\u00e9ro\u00efne. Revenus \u00e0 la vie civile, <strong>seulement 1 sur 20 est rest\u00e9 d\u00e9pendant \u00e0 cette drogue, r\u00e9put\u00e9e tr\u00e8s difficile \u00e0 arr\u00eater.<\/strong> Interrog\u00e9s, les soldats ont d\u00e9clar\u00e9 que les facteurs environnementaux (stress, disponibilit\u00e9 de la substance, entourage etc.) expliquaient ce changement.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Comparatif de la dangerosit\u00e9 des diff\u00e9rentes drogues<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2009, le gouvernement britannique a command\u00e9 une \u00e9tude sur la dangerosit\u00e9 des drogues. C&#8217;est donc le travail du &#8220;<em>Independant Scientific Commitee on Drugs<\/em>&#8221; qui est restitu\u00e9 ici (publi\u00e9 dans la revue <em>The Lancet<\/em> en 2010) :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"611\" height=\"746\" src=\"https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-293\" srcset=\"https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image.png 611w, https:\/\/arnaudklein-shiatsu.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image-246x300.png 246w\" sizes=\"auto, (max-width: 611px) 100vw, 611px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La particularit\u00e9 de cette \u00e9tude<\/strong> est d&#8217;avoir crois\u00e9 un maximum de facteurs, et d&#8217;avoir \u00e9tabli une \u00e9chelle qui <strong>tienne compte des d\u00e9g\u00e2ts pour l&#8217;usager lui-m\u00eame, mais aussi de ceux caus\u00e9s aux autres<\/strong>. C&#8217;est ce qui fait passer l&#8217;alcool num\u00e9ro 1 (voir l\u00e9gende).<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Fonctionnement des drogues et classifications selon leurs effets<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les drogues ne sont pas li\u00e9es qu&#8217;\u00e0 la dopamine et \u00e0 la recherche de plaisir, mais aussi \u00e0 d&#8217;autres neurotransmetteurs (s\u00e9rotonine, noradr\u00e9naline, &#8230;)<\/strong> et souvent \u00e0 une combinaison de plusieurs d&#8217;entre eux, en proportions variables selon la substance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est int\u00e9ressant de noter que sans drogue, notre cerveau se r\u00e9gule de la m\u00eame mani\u00e8re, c&#8217;est-\u00e0-dire avec les m\u00eames neurotransmetteurs. En ce sens, on peut donc voir nos propres hormones comme des &#8220;drogues internes&#8221;, en for\u00e7ant un peu le trait.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On peut donc classer les drogues en groupes selon leurs effets : les stimulants (caf\u00e9, nicotine), les calmants (opiac\u00e9s, h\u00e9ro\u00efne), les perturbateurs (LSD, psilocybine). <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les perturbateurs sont ceux qui permettent \u00e0 des aires du cerveau \u00e9loign\u00e9es de communiquer entre elles. C&#8217;est ce qui explique leur effet &#8220;psych\u00e9d\u00e9lique&#8221;, l&#8217;usager peut voir des sons par exemple. Cet \u00e9tat, dit de &#8220;connectivit\u00e9 accrue&#8221;, serait le plus prometteur pour \u00e9laborer des traitements int\u00e9ressants : dans le cadre d&#8217;une psychoth\u00e9rapie, il permettrait de casser le cycle de pens\u00e9e, r\u00e9p\u00e9titif \u00e0 l&#8217;extr\u00eame, d&#8217;une personne alcoolique ou d\u00e9pressive. En mettant le cerveau en \u00e9tat de r\u00e9ceptivit\u00e9, il lui permet de faire de nouvelles exp\u00e9riences subjectives, et de d\u00e9clencher des processus de changement qui seraient impossibles autrement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pathologie et anormalit\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons vu que l&#8217;histoire de la criminalisation des drogues remontait \u00e0 des enjeux politiques plut\u00f4t qu&#8217;\u00e0 des consid\u00e9rations purement m\u00e9dicales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le philosophe fran\u00e7ais Michel Foucault a d\u00e9velopp\u00e9 une id\u00e9e int\u00e9ressante \u00e0 ce sujet :  <strong>lorsqu&#8217;un comportement est globalement consid\u00e9r\u00e9 comme d\u00e9viant <\/strong>dans une soci\u00e9t\u00e9 donn\u00e9e, il est logique que<strong> les institution de cette soci\u00e9t\u00e9 produisent des connaissances qui criminalisent et\/ou m\u00e9dicalisent ce comportement, le transformant en une maladie. <\/strong>Nous verrons dans la derni\u00e8re partie qu&#8217;il est important, pour aider les personnes d\u00e9pendantes, de se rappeler que c&#8217;est bien d&#8217;un comportement qu&#8217;il s&#8217;agit au d\u00e9part.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&#8217;exemple de l&#8217;homosexualit\u00e9 est parlant : consid\u00e9r\u00e9e comme un comportement d\u00e9viant \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de Foucault, elle est m\u00e9dicalis\u00e9e et fait partie du champ de la psychiatrie.<\/strong> (+ d&#8217;infos l\u00e0-dessus : <a href=\"https:\/\/www.ina.fr\/ina-eclaire-actu\/1970-quand-l-homosexualite-etait-un-symptome-psychiatrique\">Archive INA<\/a>, <a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/revue-psychologie-clinique-et-projective-2016-1-page-47?lang=fr\">Article CAIRN<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/story\/41351\/homosexualite-maladie\">Article Slate<\/a>). On peut donc constater que la question de savoir<strong> ce qui est pathologique ou non <\/strong>d&#8217;un point de vue m\u00e9dical est, en partie, pris dans la question de savoir <strong>ce qui, dans une soci\u00e9t\u00e9 donn\u00e9e, est anormal.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On parle parfois en sciences humaines du &#8220;pouvoir m\u00e9dical&#8221; pour d\u00e9signer le &#8220;monopole de la parole vraie&#8221; au sujet de la maladie, y compris \u00e0 propos des maladies mentales. On peut citer ici cet article : <a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/raipr_0033-9075_2001_num_137_1_3663\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Qu&#8217;est-ce que le pouvoir m\u00e9dical ? Jean-Paul Thomas, revue Raison Pr\u00e9sente, 2001<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u201cle m\u00e9decin interroge, pose des questions au malade, mais les r\u00e9ponses du malade ne sont que des informations, parmi d&#8217;autres, \u00e0 l&#8217;aide desquelles lui-m\u00eame r\u00e9pondra aux questions qu&#8217;il se pose. En outre, le m\u00e9decin fournit des explications, transmet un savoir, tient au patient un discours vrai sur sa maladie et sur les moyens de la combattre. Indirectement, par le biais du statut reconnu \u00e0 la parole du m\u00e9decin, celui assign\u00e9 \u00e0 celle du patient se dessine.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le patient peut parler de lui, se raconter, faire valoir ses opinions et ses convictions. La question de savoir si celles-ci doivent \u00eatre retenues pour vraies ou non n&#8217;est pas une question m\u00e9dicale. Le patient peut \u00e9galement \u00e9voquer sa maladie, mais ce qu&#8217;il en dit ne dit rien de vrai sur elle. Ses propos sont des informations qui, avec d&#8217;autres recueillies par palpation, auscultation ou analyse, permettront au m\u00e9decin de construire un discours vrai sur la maladie.\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En ce qui concerne les addictions, comment le patient re\u00e7oit-il ce &#8220;discours vrai&#8221; ?<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pathologisation = enlisement ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans <a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/revue-vie-sociale-et-traitements-2012-2-page-30?lang=fr\">cet article intitul\u00e9 &#8220;Les addictions, entre pathologisation et d\u00e9pathologisation&#8221;<\/a>, le Dr. en psychologie Gr\u00e9gory Lambrette fait<strong> une distinction entre les maladies<\/strong> (qui ont une r\u00e9alit\u00e9 scientifique bien d\u00e9finie, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;on peut concr\u00e8tement les &#8220;attraper&#8221; ou qu&#8217;elles se d\u00e9veloppent dans le corps),<strong> et les comportements appris<\/strong>, qui peuvent aussi \u00eatre d\u00e9sappris selon lui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;<em>\u201cLes addictions, [&#8230;] sont selon nous un comportement qui s\u2019acquiert et s\u2019apprend tout autant qu\u2019il se d\u00e9sapprend. On ne saurait d\u00e8s lors prendre les addictions pour une maladie.\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il estime que le concept d&#8217;addiction en tant que pathologie manque d&#8217;\u00e9tayage scientifique :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u201cil s\u2019agit l\u00e0 selon nous d\u2019une entit\u00e9 nosographique s\u2019apparentant davantage \u00e0 un concept culturel, voire \u00e0 une lecture id\u00e9ologique des faits qu\u2019elle recouvre, qu\u2019\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 scientifique univoque et homog\u00e8ne [&#8230;] telle qu\u2019on peut en rencontrer dans d\u2019autres disciplines.\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce statut de &#8220;maladie&#8221; aurait \u00e9t\u00e9 acquis dans le courant des ann\u00e9es 1980 : \u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u201cCe glissement s\u00e9mantique, pour ne pas dire id\u00e9ologique, que l\u2019on peut situer dans le courant des ann\u00e9es 1980\u202fa ainsi renforc\u00e9 l\u2019appariement, contestable arguons-nous, <strong>du \u00abmod\u00e8le de la maladie\u00bb \u00e0 des conduites jug\u00e9es inappropri\u00e9es<\/strong>. Pla\u00e7ant sous le boisseau tout ce qui n\u2019\u00e9tait pas d\u2019ordre m\u00e9dical, tout ce qui n\u2019\u00e9tait pas explicable par une m\u00e9canique chimique ou organique, \u00e0 savoir les facteurs psychiques, environnementaux, etc.\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, il estime que penser les addictions via le &#8220;mod\u00e8le de la maladie&#8221; aurait des effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res sur leur traitement :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u201cCette conception, loin d\u2019\u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e, construit selon nous un contexte nuisible \u00e0 tout processus de changement durable et efficient, car l\u2019on sait qu\u2019une des rares capacit\u00e9s de r\u00e9ponses individuelles face aux addictions consiste pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 restaurer la responsabilit\u00e9 des personnes dans le choix des conduites et comportements qu\u2019ils adoptent.\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00a0<em>\u201cEn diagnostiquant l\u2019addiction, et en y accolant presque imm\u00e9diatement la notion de maladie, nous consid\u00e9rons que l\u2019on cr\u00e9e un environnement o\u00f9 les personnes deviennent passives face \u00e0 leurs comportements, sinon face \u00e0 leur contexte de vie.\u201d<\/em><br><br>Il est important de pr\u00e9ciser que <strong>l&#8217;auteur estime que le recours au m\u00e9dical est pr\u00e9cieux et important<\/strong>. <strong>Mais<\/strong> en l&#8217;\u00e9tat actuel des choses,<strong> il contribue aussi \u00e0 cr\u00e9er une fausse image de la personne d\u00e9pendante (quelqu&#8217;un qui ne peut pas se contr\u00f4ler et qu&#8217;il faut r\u00e9primander) : <br><\/strong><br><em>\u201cCe qui n\u2019exclut toutefois pas la m\u00e9decine de l\u2019aide pr\u00e9cieuse, et que nous ne contestons nullement, face aux addictions aux substances psychotropes. Comme face \u00e0 d\u2019autres difficult\u00e9s et\/ou souffrances humaines. Mais nous consid\u00e9rons que la croyance selon laquelle, par exemple, l\u2019usage de drogues et l\u2019autocontr\u00f4le seraient incompatibles a conduit \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une foule de m\u00e9canismes de contr\u00f4le \u00abexternes\u00bb et \u00abformels\u00bb. Cela interf\u00e9rant <\/em>[&#8230;] <em>avec les processus naturels \u00e0 la base de l\u2019autor\u00e9gulation et de l\u2019entraide, tout en engendrant, voire amplifiant, les st\u00e9r\u00e9otypes n\u00e9gatifs \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ceux qui s\u2019adonneraient \u00e0 l\u2019usage de drogue.\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est temps maintenant de revenir \u00e0 notre question du d\u00e9part : <strong>quel regard porter sur l&#8217;addiction en tant que professionnel du Shiatsu ? Ce regard peut-il avoir sa pertinence ?<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Shiatsu et d\u00e9pendance<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans mon exp\u00e9rience, proposer des s\u00e9ances de Shiatsu aux personnes d\u00e9pendantes a justement un int\u00e9r\u00eat particulier par rapport aux enjeux \u00e9voqu\u00e9s ci-dessus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour r\u00e9sumer : le Shiatsu aide \u00e0 se r\u00e9approprier son corps, \u00e0 refaire siennes ses sensations, ses \u00e9motions. Cela peut la conduire naturellement \u00e0 revisiter son histoire, et dans le meilleur des cas, \u00e0 y reprendre la place centrale.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Toucher le corps, partager l&#8217;histoire<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La s\u00e9ance de Shiatsu am\u00e8ne le praticien \u00e0 rep\u00e9rer les tensions, les raideurs les plus constantes, les plus r\u00e9siduelles du corps.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De l\u00e0, on vient les travailler progressivement, toujours avec le concours du receveur. C&#8217;est ce qui peut l&#8217;amener \u00e0 une certaine prise de conscience, voire \u00e0 une exploration de ses propres sensations : c&#8217;est en d&#8217;abord ressentant les raideurs qu&#8217;on les rel\u00e2che progressivement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce processus de rel\u00e2chement comporte souvent une dimension \u00e9motionnelle. Dans toutes mes \u00e9tudes de cas, les personnes se sont mises, au bout de 2-3 s\u00e9ances, \u00e0 me parler spontan\u00e9ment de leur trajectoire de vie, \u00e0 revisiter certaines \u00e9poques. Notamment celle o\u00f9 elles ont commenc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le style de toucher qu&#8217;on d\u00e9veloppe en Shiatsu n&#8217;est pas que technique<\/strong>. On cherche \u00e0 favoriser la r\u00e9cup\u00e9ration nerveuse de la personne, \u00e0 \u00eatre en \u00e9coute de la mani\u00e8re dont son corps r\u00e9agit, respire, accepte ou refuse. C&#8217;est l&#8217;un des facteurs qui le rendent difficile \u00e0 \u00e9valuer : on peut difficilement \u00e9tablir un protocole unique qui vaudrait pour tout le monde. Mais la qualit\u00e9 du toucher permet dans certains cas d&#8217;acc\u00e9der \u00e0 quelque chose de personnel, peut-\u00eatre diff\u00e9remment d&#8217;une approche purement discursive.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toujours dans mon exp\u00e9rience : addiction = strat\u00e9gie d&#8217;\u00e9vitement. Il faut donc voir ce que l&#8217;usage d&#8217;une drogue a permis d&#8217;\u00e9viter dans l&#8217;existence, pour aider la personne \u00e0 s&#8217;y adapter. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le travail sur le corps am\u00e8ne parfois une grande d\u00e9tente, qui peut s&#8217;av\u00e9rer n\u00e9cessaire pour cette \u00e9tape : cela peut redonner confiance dans la capacit\u00e9 \u00e0 s&#8217;occuper de ce qu&#8217;on \u00e9vite d&#8217;ordinaire, \u00e0 fonctionner moins souvent en &#8220;mode automatique&#8221;. Peut-\u00eatre que le recours \u00e0 une substance n&#8217;est pas si indispensable pour se sentir bien.  Une receveuse m&#8217;a dit une fois <strong>&#8220;ce n&#8217;est pas si difficile de s&#8217;en passer en fait&#8221;<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On ne favorise donc pas la passivit\u00e9 de la personne, au contraire on l&#8217;aide \u00e0 comprendre la dimension individuelle de son addiction, et \u00e0 r\u00e9ouvrir l&#8217;espace de la d\u00e9cision, des projets personnels. Car c&#8217;est peut-\u00eatre \u00e0 ce seul prix, celui d&#8217;une nouvelle vie, que la d\u00e9pendance peut se d\u00e9faire pour de bon.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie et sources :<\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Dossier INSERM : <a href=\"https:\/\/www.inserm.fr\/dossier\/addictions\/#:~:text=L'addiction%20est%20une%20pathologie,modification%20de%20l'\u00e9quilibre%20\u00e9motionnel\">https:\/\/www.inserm.fr\/dossier\/addictions\/#:~:text=L&#8217;addiction%20est%20une%20pathologie,modification%20de%20l&#8217;\u00e9quilibre%20\u00e9motionnel<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Sant\u00e9 publique France : <a href=\"https:\/\/www.santepubliquefrance.fr\/presse\/2023\/en-2022-la-france-compte-toujours-pres-de-12-millions-de-fumeurs-quotidiens#:~:text=Le%20tabac%20reste%20la%20premi\u00e8re,quotidiennement%20(24%2C5%20%25).\">https:\/\/www.santepubliquefrance.fr\/presse\/2023\/en-2022-la-france-compte-toujours-pres-de-12-millions-de-fumeurs-quotidiens#:~:text=Le%20tabac%20reste%20la%20premi\u00e8re,quotidiennement%20(24%2C5%20%25).<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.santepubliquefrance.fr\/presse\/tabagisme-en-france-68-000-deces-evitables-en-2023-une-baisse-encourageante-mais-un-fardeau\">https:\/\/www.santepubliquefrance.fr\/presse\/tabagisme-en-france-68-000-deces-evitables-en-2023-une-baisse-encourageante-mais-un-fardeau<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.ligue-cancer.net\/nos-missions\/la-prevention-des-cancers\/alcool-et-cancers\">https:\/\/www.ligue-cancer.net\/nos-missions\/la-prevention-des-cancers\/alcool-et-cancers<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/sante.gouv.fr\/prevention-en-sante\/addictions\/article\/l-addiction-a-l-alcool?TSPD_101_R0=087dc22938ab2000c8b9722b056cdc140bc01fceb6c856c63ae5a4771713589f60a4124db6b9821f081e66dea114300013e9455ba88561ec28a754f486e7208386e6956323f55da35cad5a7023d0765fa610d08fcfe25abe8365e2a9c85ce109\">https:\/\/sante.gouv.fr\/prevention-en-sante\/addictions\/article\/l-addiction-a-l-alcool?TSPD_101_R0=087dc22938ab2000c8b9722b056cdc140bc01fceb6c856c63ae5a4771713589f60a4124db6b9821f081e66dea114300013e9455ba88561ec28a754f486e7208386e6956323f55da35cad5a7023d0765fa610d08fcfe25abe8365e2a9c85ce109<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Article Le Monde : <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/les-decodeurs\/article\/2016\/04\/19\/en-france-l-alcool-et-le-tabac-sont-les-drogues-les-plus-meurtrieres_4904754_4355770.html#:~:text=Selon%20les%20chiffres%20de%20l,%2C%20l'alcool%2049%20000.\">https:\/\/www.lemonde.fr\/les-decodeurs\/article\/2016\/04\/19\/en-france-l-alcool-et-le-tabac-sont-les-drogues-les-plus-meurtrieres_4904754_4355770.html#:~:text=Selon%20les%20chiffres%20de%20l,%2C%20l&#8217;alcool%2049%20000.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.maad-digital.fr\/articles\/peut-comparer-les-drogues\/\">https:\/\/www.maad-digital.fr\/articles\/peut-comparer-les-drogues\/<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>article GM Heyman : <a href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/231965641_Resolving_the_contradictions_of_addiction\">https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/231965641_Resolving_the_contradictions_of_addiction<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Documentaire Arte &#8220;Allons-nous prendre plus de drogues ?&#8221; <a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/104840-001-A\/allons-nous-prendre-plus-de-drogues\/\">https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/104840-001-A\/allons-nous-prendre-plus-de-drogues\/<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Article Gr\u00e9gory Lambrette : <a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/revue-vie-sociale-et-traitements-2012-2-page-30?lang=fr\">https:\/\/shs.cairn.info\/revue-vie-sociale-et-traitements-2012-2-page-30?lang=fr<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Exp\u00e9rience du Parc \u00e0 Rats : <a href=\"https:\/\/unhappybirthday.be\/portfolio\/rat-park\/\">https:\/\/unhappybirthday.be\/portfolio\/rat-park\/<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Article Foucault : <a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/raipr_0033-9075_2001_num_137_1_3663\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Qu&#8217;est-ce que le pouvoir m\u00e9dical ? Jean-Paul Thomas, revue Raison Pr\u00e9sente, 2001<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Oeuvre de Foucault : <a href=\"https:\/\/lhumanologue.fr\/4209\/michel-foucault-1926-1984-quand-savoir-rime-avec-pourvoir\">https:\/\/lhumanologue.fr\/4209\/michel-foucault-1926-1984-quand-savoir-rime-avec-pourvoir<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Foucault, M. (2015). <em>Surveiller et punir<\/em>. In M. Foucault (Ed.). <em>Oeuvres II <\/em>(pp. 261-613). Paris : Gallimard. (Original publi\u00e9 en 1975)<\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.ina.fr\/ina-eclaire-actu\/1970-quand-l-homosexualite-etait-un-symptome-psychiatrique\">https:\/\/www.ina.fr\/ina-eclaire-actu\/1970-quand-l-homosexualite-etait-un-symptome-psychiatrique<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/revue-psychologie-clinique-et-projective-2016-1-page-47?lang=fr\">Article CAIRN<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/story\/41351\/homosexualite-maladie\">Article Slate<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque j&#8217;ai pass\u00e9 ma soutenance pour le titre d&#8217;Etat de Sp\u00e9cialiste en Shiatsu, j&#8217;ai pr\u00e9sent\u00e9 les suivis de personnes &#8220;addicts&#8221;, que j&#8217;ai accompagn\u00e9es avec des s\u00e9ances r\u00e9guli\u00e8res. Ici je ne peux pas restituer les \u00e9tudes de cas pour conserver le secret professionnel. 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